Femmes malgaches illustres de notre famille.

Au cours des recherches généalogiques, nous évoquons souvent que des hommes qui ont marqué l’histoire familiale.

Au cours de mes recherches, j’ai découvert plusieurs personnages féminins qui ont eu un rôle remarqué à la Réunion.

Les premières femmes de la famille sont fréquemment d’origine malgache ou indienne. Les européennes, mise à part quelques rares cas, sont arrivées un peu plus tard.

Quelques exemples de nos ancêtres féminins malgaches :

Louise Sariane :  elle fait partie d’une vague d’émigration de Fort-Dauphin vers l’Île Bourbon. La cause étant les évènements du , marquant le début d’une insurrection de 2000 villageois malgaches contre les colons français. Plus de la moitié de ces villageois seront massacrés et seulement 63 personnes parviendront à fuir. Parmi elles, Louise Siarane, son compagnon français Étienne Grondin qu’elle épouse vers 1669 et leur fils. Ils partent de Madagascar à bord du vaisseau Blanc Pignon originellement chargé d’acheminer des livres d’argent à Surate (Inde). Leur voyage dure deux ans, passant par le Mozambique et les Indes. C’est en mai 1676 qu’ils finissent par arriver à l’île Bourbon. Louise a environ 31 ans.

À la suite de la mort de son premier mari, Louise Siarane se remarie en 1677 avec Antoine Payet, un soldat de la Compagnie des Indes Orientales. Ainsi, comme la plupart de la population, ils s’installent à Saint-Paul dans une habitation de la Compagnie.

Ensemble, ils ont dix enfants. Ils vivent de l’agriculture et de l’élevage aidés de sept serviteurs (trois hommes et quatre femmes). Ils récoltent du blé, du riz, des légumes, des patates, des oignons, des songes, des brindilles, des haricots,…

Louise Siarane influencera l’alimentation de base de la population, étant malgache, elle se nourrit principalement de riz et il est plus facile de le conserver que le blé.

Son mari Antoine Payet cultive également des cannes à sucre. Avec cela, il permet la production d’une eau de vie qui se nomme l’arak. En plus de cela, la famille possède un élevage de 60 bœufs, 50 cabris et 12 cochons.

Louise Siarane, comme toutes les femmes de la région, accumule le travail dans les champs et le travail familial. Elle est réputée pour sa sagesse, sa bonté et la force mise dans son travail. C’est le 24 septembre 1705 à 60 ans que Louise Siarane s’éteint. Elle perdure aujourd’hui dans nos mémoires comme étant la grand-mère malgache des réunionnais.

Marie Toute : malgache, elle est née vers 1656 dans la grande île. Elle arrive à Bourbon entre 1671 et 1672.

Mariée en à Madagascar à Nicolas Prou, elle lui donne une fille, Hélène, née le 26 août 1674. Après le décès de Nicolas Prou, elle est en couple avec Antoine Pitou. En 1676, ils ont un fils, Jacques, né Le 5 avril. Vers 1679, Elle épouse Georges Damour avec qui elle aura au moins 13 enfants.

Liste de nos autres grand-mères malgaches : 

Marie Anne Sanne (1649-1709), mariée avec Jacques Fontaine
Marie Mahon (1651-1723), mariée avec Denis Arnould
Thérèse Solo (1651-1735), mariée avec Pierre Nativel
Marie Caze (1655-1735), mariée avec Jean Mousse
Perrine Campelle (1663-1699), mariée avec Julien Robert
Louise Nativel (vers 1669-après 1735), fille de Pierre et Thérèse Solo, mariée avec Antoine Cadet

Sources :

  • Dictionnaire généalogique des familles de l’île Bourbon (1665-1810) de Camille Ricquebourg
  • L’épopée des cinq cents premiers réunionnais – Dictionnaire du peuplement (1663~1713) de Jules Benard et Bernard Monge.
  • Anthologie des femmes illustres de la Réunion de 1663 à nos jours de Frédéric Mocatel
  • Archives familiales.
  • Wikipedia / Portail de l’esclavage à la Réunion / Anom
  • Archives départementales de la Réunion

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